Madame la Ministre, Elisabeth 1ère,
Mon épouse et moi-même sommes grands-parents de 19 petits enfants de 15 à 2 ans. On ne peut être plus légitimes pour vous parler d’un sujet qui nous concerne, et qui nous préoccupe, puisqu’il s’agit de la protection de la santé mentale de nos petits-enfants.
Mon syndicat « La Famille » m’informe de l’existence d’un site gouvernemental « onsexprime.fr » qui prétend répondre aux questions que se poseraient les 11-18 ans sur la sexualité, et la leur en particulier.
Tout d’abord nous nous étonnons que des sujets tels que la dysphorie de genre, les traitements hormonaux et les chirurgies de « réassignation sexuelle » soient des sujets de préoccupation prioritaire et majeure pour des jeunes de 11 à 18 ans ! D’autant que ce site traite crûment, voire froidement et de manière inadaptée ces sujets très spécifiques et minoritaires chez les plus jeunes.
Permettez nous alors de nous interroger : qui sont ces adultes (sont-ils parents eux-mêmes ?) qui ont pu de la sorte se permettre de supposer les questions que se poseraient votre enfant ? Comment osent-ils leur imposer des informations si crues et si détaillées qu’il n’est peut-être pas du tout prêt, ni envie de découvrir ?
Accepteriez-vous, Madame la Ministre, que votre enfant – garçon ou fille – de 11 ou 12 ans ait accès à ce contenu sans même que vous soyez mise au courant, sans qu’il lui ait été vivement recommandé d’en parler d’abord avec vous, sans votre décryptage de mère ?
En outre, qui sont-ils ces adultes – soit disant professionnels de la santé, professionnels de « l’éducation à la sexualité » … ou plus vraisemblablement des militants ? – qui répondent aux questions des adolescents sur le tchat ?
En ce qui nous concerne, nous n’accepterions pas qu’un adulte inconnu et anonyme puisse discuter de sexualité avec nos enfants ou même un adolescent ! C’est tout simplement inacceptable et, au passage, contraire au respect de l’autorité parentale.
Par ailleurs, nous observons que ce système de conversation ne laisse aucun historique, aucune trace, donc aucune possibilité pour les parents d’exercer leur responsabilité et leur devoir de vigilance.
Compte-tenu de votre haute responsabilité pour les enfants, des droits des parents, de la nécessité de respecter l’âge, la maturité, la personnalité, la pudeur des enfants, et de l’obligation de protéger leur intégrité tant physique que mentale, nous en appelons à vous pour supprimer ce site au plus vite.
Nous vous remercions d’avance pour les enfants et les adolescents, et vous prions d’agréer, Madame la ministre, Elisabeth 1ère, l’expression de notre haute considération.